Le shopping est le maître mot dans notre société de consommation, c'est l'Art de chercher quelque chose que les autres n'ont pas, ou au contraire la manière de se fondre encore un peu plus dans la masse. Pour certains, cet art est addictif, à l'exemple de Neil Boorman (photo), un journaliste de Londres, branché et acheteur a temps plein. Jusque la, rien d'exceptionnel, mais il en est arrivé au point de ne pas acheter autre choses que du très haut de gamme, partant du principe que ce qui est cher est forcément bien.
Un jour, son blackberry a la main, sur une plage en Inde, alors qu'il enchérissait sur ebay sur un tee-shirt siglé, il reconnu sa maladie.
Le 17 Septembre 2006, il décida d'en découdre avec sa passion dévorante en attaquant le mal par le mal, il brûla alors tous ses habits de luxe, ses meubles designs et son matériel high-tech. (vidéo ici)
Dorénavant, il choisit avec soin chaque achat, allant même jusqu'à attendre lors d'un achat, se posant la question "en ais-je bien besoin?". Et selon lui,plus de 40% de ses envies d'achat s'envolent.
Il en a tiré un livre, qui lui aussi est devenu un effet de mode.
La vraie question n'est pas "peut-on vivre mieux sans marque de luxe?", mais le no-logo est il l'avenir? Bien sur, pour les classes sociales populaires et moyennes, les marques auront toujours un aura, parce qu'ils sont preuve de réussite sociale, d'aisance et de style, par contre, les acheteurs de cette catégorie sociale préféreront les contrefaçons. Mais pour ceux qui n'ont plus rien a prouver? N'est il pas une preuve de bon sens que de se montrer épicurien? Je ne sais pas si le no-logo a un avenir, mais il est certain que nous allons bientôt en entendre reparler.
(photo par BBC News)
